Outil gratuit, sans inscription
Quatre étapes, une vingtaine de questions. Aucune n'est obligatoire : ce que vous laissez vide ressortira dans le document sous la mention « À compléter », avec la question à vous poser.
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Étape 1 sur 4 : contexte et objectifs
Ce que ce générateur produit, et ce qu'il ne remplace pas
Ce générateur assemble vos réponses en un document structuré selon les neuf rubriques de la trame que j'utilise en cadrage : projet, contexte, cibles, périmètre, contenus, contraintes, propriété, budget et sélection du prestataire. Il vous donne une base écrite en dix minutes, à la place d'une page blanche. Il ne fait pas les arbitrages à votre place, et c'est justement pour cela qu'il marque en clair les rubriques que vous avez laissées vides.
J'ai construit cet outil après avoir vu le même blocage revenir en réunion de cadrage. Les porteurs de projet savent décrire leur besoin à l'oral, en cinq minutes, avec des exemples précis. Devant un document vide, ils se figent, cherchent le ton juste, et repoussent. Le formulaire contourne le problème : il pose des questions auxquelles vous savez répondre, et il se charge de l'ordre et de la mise en forme.
Pourquoi le cahier des charges se rédige avant de consulter
Tant que votre besoin n'est pas écrit, chaque prestataire consulté chiffre sa propre interprétation du projet. Vous recevez des devis qui ne portent pas sur le même périmètre, donc incomparables, et l'écart de prix ne vous apprend rien. Un document commun, même imparfait, remet tout le monde sur la même demande.
Le scénario que je vois le plus souvent : trois agences consultées sur un brief oral, trois propositions très écartées, et un porteur de projet qui conclut que la moins chère est la bonne affaire. Elle l'est rarement. La proposition basse a compris un site de cinq pages sans reprise de contenu ; la haute a compris une refonte avec migration, redirections et rédaction. Personne n'a menti : personne n'avait la même demande sous les yeux.
Écrire d'abord change aussi la nature de la conversation. Vous arrivez avec un document, le prestataire le lit, il vous pose des questions sur ce qui manque au lieu de tout reconstruire à l'oral. Ces questions sont d'ailleurs le meilleur test de son sérieux. Pour la méthode complète, rubrique par rubrique, j'ai détaillé la démarche de rédaction d'un cahier des charges, et le guide général du cahier des charges replace cette étape dans l'ensemble du projet.
Les rubriques que les porteurs de projet oublient le plus souvent
Les oublis récurrents ne portent presque jamais sur les fonctionnalités, que tout le monde décrit spontanément. Ils portent sur ce qui se passe autour : la propriété du code et du nom de domaine, la reprise des contenus et du référencement, la priorisation entre l'indispensable et le souhaitable, la maintenance après la mise en ligne, et l'identité de la personne qui tranche.
Ces cinq rubriques ont un point commun : leur absence ne se voit pas au moment de la signature. Elle se paie plus tard, quand le projet est engagé et que renégocier coûte cher.
| Rubrique oubliée | Ce qui arrive quand elle manque | La question à se poser |
|---|---|---|
| Propriété du code et du nom de domaine | Sans clause écrite de cession, le code reste au prestataire (article L111-1 du Code de la propriété intellectuelle). Un domaine déposé au nom de l'agence bloque tout départ. | Qui sera propriétaire du domaine, du code et des contenus à la fin ? |
| Reprise des contenus et du référencement | Les pages qui apportaient du trafic disparaissent sans redirection. La chute se constate quelques semaines après la bascule, quand tout est déjà en ligne. | Quelles pages actuelles dois-je absolument conserver ou rediriger ? |
| Priorisation du périmètre | Tout est traité comme indispensable, le budget est consommé par des fonctions accessoires, et l'essentiel est livré à la va-vite en fin de projet. | Si je dois couper quelque chose, qu'est-ce qui saute en premier ? |
| Maintenance après la mise en ligne | Personne n'est responsable des mises à jour ni des sauvegardes. Le site se dégrade, et la première panne se règle en urgence, au tarif de l'urgence. | Qui intervient, sous quel délai, et à quel coût, une fois le site vivant ? |
| Qui décide côté client | Les validations tournent en boucle entre plusieurs interlocuteurs, chaque relecture rouvre des choix déjà faits, et le planning glisse sans que personne ne l'ait décidé. | Qui tranche en cas de désaccord interne ? |
Le document généré par cet outil réserve une ligne à chacune de ces rubriques, même quand vous n'avez pas encore la réponse. C'est volontaire : une ligne marquée « À compléter » est une question ouverte que vous verrez, alors qu'une rubrique absente est une question que personne ne posera. Pour arbitrer proprement ce qui entre dans la première version et ce qui attendra, la notion de périmètre fonctionnel est l'outil de base.
Comment vous servir du document généré face à un prestataire
Envoyez le document tel quel, mentions « À compléter » comprises, en demandant à chaque prestataire de répondre sur la même structure. Vous obtenez des propositions comparables ligne à ligne, et la façon dont chacun traite vos zones floues vous en dit plus que sa plaquette.
Beaucoup hésitent à envoyer un document incomplet, par crainte de passer pour un client mal préparé. C'est l'inverse : un document qui assume ses zones grises est plus honnête, et plus utile, qu'un document lissé où tout semble décidé. Le bon prestataire s'en saisit et vous propose de les instruire ensemble ; celui qui les ignore et chiffre quand même vient de vous montrer comment il gérera les imprévus.
Reprenez ensuite le document après chaque échange, et notez ce que vous avez appris. Au bout de deux ou trois rendez-vous, votre pré-cahier des charges est devenu un vrai cahier des charges, écrit par vous, nourri par les questions des professionnels. Pour voir à quoi ressemble une version complète et remplie, le modèle de cahier des charges commenté donne un exemple de formulation pour chaque rubrique.
Une précaution pour finir : restez du côté du besoin. Décrivez ce que le site doit permettre de faire, pas la manière de le construire. C'est toute la différence entre un cahier des charges fonctionnel et un cahier des charges technique, et c'est ce qui vous laisse recevoir de vraies options à comparer plutôt qu'un chemin unique que vous auriez choisi sans en avoir les moyens.
Un document généré reste un point de départ.
Je cadre des projets web et logiciels depuis plus de vingt ans, et je passe l'essentiel de mon temps à transformer un besoin encore flou en un document que les prestataires peuvent chiffrer sans mauvaise surprise. Si vous voulez un regard extérieur sur votre pré-cahier des charges, ou une aide pour instruire les zones que vous avez laissées ouvertes, écrivez-moi.
Questions fréquentes
À propos de l'auteur
Laurent Tulpan
Directeur de projet digital senior, ancien développeur et expert SEO depuis 2005. Il cadre des projets web et logiciels pour des grands comptes et des PME (TF1, SFR, Orange, SNCF) : cet outil reprend la trame de cadrage qu'il utilise en atelier avec ses clients. Découvrir son approche.
À lire ensuite
Le cahier des charges de projet web
Le guide de référence : à quoi il sert, la trame complète et les erreurs à éviter.
Comment rédiger un cahier des charges
La méthode pas à pas pour passer du document généré à un document complet.
Modèle et exemple commenté
Un exemple de formulation pour chaque rubrique, à comparer avec vos réponses.
Fonctionnel ou technique ?
Où s'arrête votre besoin et où commence la solution du prestataire.